NOUS ACCUSONS LE PAPE FRANÇOIS DU DÉLIT CANONIQUE D’HÉRÉSIE!

DOSSIER EXCLUSIF

NOUS ACCUSONS LE PAPE FRANÇOIS  DU DÉLIT CANONIQUE D’HÉRÉSIE!

Exclusif : des universitaires et des théologiens catholiques accusent le pape François d’hérésie (traduction française intégrale)

Leur Lettre ouverte va faire du bruit. Vingt théologiens et universitaires catholiques viennent de publier un texte accusant sans détours le pape François d’adhérer à diverses hérésies, en se fondant sur ses déclarations prises conjointement avec des actes favorisant des prélats ou des prêtres partisans de ces hérésies.

L’objectif des signataires est d’interpeller les évêques catholiques afin que ceux-ci prennent les mesures nécessaires pour demander au pape François de rejeter ces hérésies, et s’il s’y refuse, de constater qu’il s’est « librement dépossédé » de sa papauté.

Parmi les vingt signataires, on note la présence des pères dominicains Aidan Nichols et Thomas Crean. S’y trouve également un universitaire francophone, Stéphane Mercier, ancien chargé de cours à l’université catholique de Louvain.

Leur initiative fait suite à la « Correction fraternelle » signée par quelque 70 « savants catholiques » en septembre 2017 qui se bornait à mettre en évidence les « sept propositions hérétiques » favorisées par
Amoris laetitia. Elle se veut une démarche de « dernier recours » pour tenter de mettre fin à la confusion qui règne dans l’Eglise et sur laquelle il importe de mettre des mots précis, et qui est aussi une crise de l’autorité.


Le pape a déjà été interpellé directement par les cardinaux des « Dubia » à propos de la confusion semée par
Amoris laetitia, et il ne leur a pas répondu.


Le texte ci-dessous est un document important. Il aborde la crise actuelle par un autre angle que Mgr Athanasius Schneider, dont j’avais également traduit l’analyse de principe (voir ici), aboutissant d’ailleurs à des conclusions différentes, mais tous semblent d’accord pour dire que dans le cas où un pape serait hérétique, il appartiendrait en cas de besoin aux prêtres et aux laïcs de mettre ce problème en évidence.

En traduisant ce texte, j’ai voulu rendre accessible au public francophone un document pour l’histoire.

Le texte original, en anglais, est daté de l’Octave de Pâques mais il a été publié ce 29 avril – providentiellement, diront certains, puisque c’est le jour où traditionnellement, on fête sainte Catherine de Sienne, qui n’avait pas craint de prendre à partie les papes de son temps.


Le texte anglais original est en ligne ici. C’est lui qui fait foi. Il comporte également des notes qui seront ajoutées à cette traduction par la suite.


Une bibliographie choisie par les signataires pour éclairer le débat est détaillée ici.


Le résumé officiel de la Lettre ouverte par ses auteurs est en ligne sur ce blog, ici.


Les clercs et universitaires qui souhaiteraient rejoindre les signataires de cette Lettre ouverte peuvent envoyer un courriel à cette adresse : openlettertobishops@gmail.com. Leur demande sera vérifiée avant publication.



Une pétition en langue anglaise ouverte à tous les catholiques a été mise en ligne ici sur change.org.


Voici ma traduction du texte, avec toutes les imperfections liées à un travail dans l’urgence. Merci de ne pas citer la version française sans renvoyer à ce blog. – J.S.


Lettre ouverte aux évêques de l’Église catholique

Octave de Pâques, 2019

Eminence, Béatitude, Excellence,

 Nous vous adressons cette lettre pour deux raisons : premièrement, pour accuser le Pape François du délit canonique d’hérésie, et deuxièmement, pour vous demander de prendre les mesures nécessaires pour réagir à la situation grave d’un pape hérétique.

 Nous prenons cette initiative en guise de solution de dernier recours pour répondre à l’accumulation de dommages causés par les paroles et les actions du pape François depuis plusieurs années, qui ont donné lieu à l’une des pires crises que l’Église catholique ait connues au long de son histoire.

 Nous accusons le Pape François du délit canonique d’hérésie. Pour que le délit canonique d’hérésie soit constitué, deux conditions sont requises : la personne en question doit mettre en doute ou nier, par des paroles et (ou) par des actes publics, une vérité de la foi catholique révélée par Dieu et qui doit être crue de foi divine et catholique ; et ce doute ou cette négation doit être obstiné, c’est-à-dire, la personne doit avoir conscience de ce que la vérité mise en doute ou niée a été enseignée par l’Église catholique comme une vérité révélée par Dieu et qui doit être cru avec l’assentiment de la foi ; le doute ou le déni doit être permanent.

 Certes, accuser un pape d’hérésie constitue une mesure extraordinaire qui doit être fondée sur des preuves solides,  mais ces deux conditions ont été manifestement remplies par le pape François. Nous ne l’accusons pas d’avoir commis le délit d’hérésie chaque fois qu’il a semblé contredire publiquement une vérité de la foi.

Nous nous limitons à l’accuser d’hérésie lorsqu’il a publiquement nié les vérités de la foi, et qu’il a ensuite agi d’une manière qui démontre qu’il ne croit pas ces vérités qu’il a publiquement niées. Nous ne prétendons pas qu’il ait nié les vérités de la foi dans des déclarations qui remplissent les conditions d’un enseignement papal infaillible.

 Nous affirmons que ce serait impossible, car ce serait incompatible avec la direction donnée à l’Église par l’Esprit Saint. Nous contestons que cela puisse même sembler avoir été le cas aux yeux de toute personne raisonnable, puisque le pape François n’a jamais fait une déclaration qui remplisse les conditions d’infaillibilité.

 

Nous accusons le Pape François d’avoir, par ses paroles et ses actes, fait montre publiquement et avec obstination de sa croyance dans les propositions suivantes qui contredisent la vérité révélée par Dieu (pour chaque proposition, nous fournissons une sélection d’enseignements bibliques et magistériels qui les condamnent comme contraires à la révélation divine ; ces références sont probantes mais ne prétendent pas être exhaustives).



I. Une personne justifiée n’a pas la force avec la grâce de Dieu d’accomplir les exigences objectives de la loi divine, comme si l’un quelconque des commandements de Dieu était impossible pour le justifié, ou comme si la grâce de Dieu, quand elle accomplit la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et de par sa nature la conversion par rapport à tout péché grave, ou ne suffisait pas à convertir de tout péché grave.



[Concile de Trente, session 6, canon 18 : « Si quelqu’un dit que les commandements de Dieu sont impossibles même pour un homme qui est justifié et établi dans la grâce, qu’il soit anathème » (DH 1568).


Voir aussi : Gen. 4:7 ; Dt. 30:11-19 ; Ecclésiastique 15:11-22 ; Mc 8:38 ; Lc 9:26 ; Héb. 10:26-29 ; 1 Jean. 5 :17 ; Zosime, 15e (ou 16e) Synode de Carthage, canon 3 sur la grâce, DH 225 ; Félix III, 2e Synode d’Orange, DH 397 ; Concile de Trente, Session 5, canon 5 ; Session 6, canons 18-20, 22, 27 et 29 ; Pie V, Bulle Ex omnibus afflictionibus, sur les erreurs de Michel de Bay, 54, DH 1954 ; Innocent X, Constitution Cum occasione, Sur les erreurs de Cornelius Jansen, 1, DH 2001 ; Clément XI, Constitution Unigenitus, Sur les erreurs de Pasquier Quesnel, 71, DH 2471 ; Jean-Paul II, Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia 17 : AAS 77 (1985) : 222 ; Veritatis splendor 65-70 : AAS 85 (1993) : 1185-89, DH 4964-67.]

II. Un croyant chrétien peut avoir la pleine connaissance d’une loi divine et choisir volontairement de la violer dans une affaire grave, mais ne pas être dans un état de péché mortel à la suite de cette action.

Concile de Trente, session 6, canon 20 : « Si quelqu’un dit qu’un homme justifié, aussi parfait soit-il, n’est pas tenu d’observer les commandements de Dieu et de l’Église, mais est tenu seulement de croire, comme si l’Evangile n’était qu’une promesse absolue de vie éternelle sans la condition que les commandements soient observés, qu’il soit anathème » (DH 1570).

Voir aussi : Mc 8, 38 ; Lc 9, 26 ; Héb 10, 26-29 ; 1 Jean 5, 17 ; Concile de Trente, session 6, canons 19 et 27 ; Clément XI, Constitution Unigenitus, Sur les erreurs de Pasquier Quesnel, 71, DH 2471 ; Jean-Paul II, Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitentia 17 : AAS 77 (1985) : 222 ; Veritatis splendor, 65-70 : AAS 85 (1993) : 1185-89, DH 4964-67.]

III. Une personne est capable, tout en obéissant à une interdiction divine, de pécher contre Dieu par cet acte même d’obéissance.

[Ps. 18:8 : « La loi du Seigneur est sans tache, elle restaure les âmes. »

Voir aussi : Ecclésiastique 15:21 ; Concile de Trente, session 6, canon 20 ; Clément XI, Constitution Unigenitus, Sur les erreurs de Pasquier Quesnel, 71, DH 2471 ; Léon XIII, Libertas praestantissimum, ASS 20 (1887-88) : 598 (DH 3248) ; Jean Paul II, Veritatis splendor, 40 : AAS 85 (1993) : 1165 (DH 4953)].

IV. La conscience peut vraiment et à juste titre juger que les actes sexuels entre des personnes qui ont contracté un mariage civil l’une avec l’autre, bien que l’une d’elles ou les deux soient sacramentellement mariée(s) à une autre personne, peuvent parfois être moralement justes, voire voulus ou même commandés par Dieu.

[Concile de Trente, session 6, canon 21 : « Si quelqu’un dit que Jésus-Christ a été donné par Dieu aux hommes comme le rédempteur en qui ils doivent avoir confiance, mais non comme un législateur auquel ils sont tenus d’obéir, qu’il soit anathème », DH 1571.

Concile de Trente, session 24, canon 2 : « Si quelqu’un dit qu’il est permis aux chrétiens d’avoir plusieurs femmes en même temps, et que cela n’est interdit par aucune loi divine, qu’il soit anathème », DH 1802.

Concile de Trente, session 24, canon 5 : « Si quelqu’un dit que le lien du mariage peut être dissous à cause de l’hérésie ou des difficultés de cohabitation ou à cause de l’absence volontaire de l’un des époux, qu’il soit anathème », DH 1805.

Concile de Trente, session 24, canon 7 : « Si quelqu’un dit que l’Eglise est dans l’erreur pour avoir enseigné et enseigner encore que, selon la doctrine évangélique et apostolique, le lien du mariage ne peut être dissous à cause de l’adultère de l’un des époux et que ni l’un ni l’autre, pas même l’innocent qui n’a donné aucune cause d’infidélité, ne peut contracter un autre mariage du vivant de l’autre, et que le mari qui renvoie une femme adultère et se remarie et que la femme qui renvoie un mari adultère et se remarie soit coupable d’adultère, qu’il soit anathème », DH 1807.

Voir aussi : Ps. 5:5 ; Ps. 18:8-9 ; Ecclésiastique 15:21 ; Héb. 10:26-29 ; Jas. 1:13 ; 1 Jn. 3:7 ; Innocent XI, Propositions condamnées des “Laxistes”, 62-63, DH 2162-63 ; Clément XI, Constitution Unigenitus, Sur les erreurs de Pasquier Quesnel, 71, DH 2471 ; Léon XIII, Lettre encyclique Libertas praestantissimum, ASS 20 (1887-88) : 598, DH 3248 ; Pie XII, Décret du Saint-Office sur l’éthique des situations, DH 3918 ; 2e Concile du Vatican, Constitution pastorale Gaudium et spes, 16 ; Jean-Paul II, Veritatis splendor, 54 : AAS 85 (1993) : 1177 ; Catéchisme de l’Église catholique, 1786-87.]

V.  Il est faux que les seuls actes sexuels qui sont bons par nature et moralement licites soient les actes entre mari et femme.

[1 Corinthiens 6:9-10 : « Ne vous y trompez pas : ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, 10ni les efféminés, ni les abominables, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces, ne posséderont le royaume de Dieu.» ; Jude 1:7 ; « De même, Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impureté et à des vices contre nature, sont devant nous comme un exemple, subissant la peine du feu éternel. »

Voir aussi : Romains 1, 26-32 ; Éphésiens 5, 3-5 ; Galates 5, 19-21 ; Pie IX, Casti connubii, 10, 19-21, 73 ; Paul VI, Humanae vitae, 11-14 ; Jean Paul II, Evangelium vitae, 13-14.]

VI. Les principes moraux et les vérités morales contenus dans la Révélation divine et dans la loi naturelle n’incluent pas les interdictions négatives qui interdisent absolument certains types d’actions, dans la mesure où elles sont toujours gravement illicites en raison de leur objet.

[Jean-Paul II, Veritatis splendor 115 : « Chacun de nous sait l’importance de la doctrine qui constitue l’essentiel de l’enseignement de la présente encyclique et qui est rappelée aujourd’hui avec l’autorité du Successeur de Pierre. Chacun de nous peut mesurer la gravité de ce qui est en cause, non seulement pour les individus, mais encore pour la société entière, avec la réaffirmation de l’universalité et de l’immutabilité des commandements moraux, et en particulier de ceux qui proscrivent toujours et sans exception les actes intrinsèquement mauvais » DH 4971.

Voir aussi : Rom. 3:8 ; 1 Cor. 6:9-10 ; Gal. 5:19-21 ; Apoc. 22:15 ; 4e Concile du Latran, chapitre 22, DH 815 ; Concile de Constance, Bulle Inter cunctas, 14, DH 1254 ; Paul VI, Humanae vitae, 14:AAS 60 (1968) 490-91 ; Jean Paul II, Veritatis splendor, 83 : AAS 85 (1993) : 1199, DH 4970.]

VII. Dieu ne permet pas seulement le pluralisme et la diversité des religions, chrétiennes et non chrétiennes, les veut aussi positivement.

[Jean 14:6 ; « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père si ce n’est par moi. »
Actes 4:11-12 : « C’est lui qui est la pierre rejetée par vous les constructeurs, et qui est devenu la pierre de l’angle, 12et il n’y a de salut en aucun autre : car aucun autre nom sous le ciel n’a été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. »

Voir aussi Exode 22:20 ; Exode 23:24 ; 2 Chroniques 34:25 ; Psaume 95:5 ; Jérémie 10:11 ; 1 Corinthiens 8:5-6 ; Grégoire XVI, Mirari vos, 13-14 ; Pie XI, Qui pluribus, 15 ; Singulari quidem, 3-5 ; Premier Concile Vatican, Profession de foi : Léon XIII, Immortale Dei, 31 ; Satis cognitum, 3-9 ; Pie XI, Mortalium Animos, 1-2, 6].

Ces hérésies sont liées entre elles. Le fondement de la morale sexuelle catholique consiste en l’affirmation selon laquelle l’activité sexuelle est ordonnée à la procréation au sein du mariage, et qu’elle est moralement répréhensible si elle est sciemment pratiquée en dehors de ce cadre.

L’affirmation qui fait partie du (IV) ci-dessus, selon laquelle les personnes divorcées civilement de leur conjoint peuvent licitement se livrer à des activités sexuelles avec une autre personne qui n’est pas leur conjoint, rejette ce fondement.

 Par conséquent, affirmer la proposition IV, c’est permettre la légitimation de nombreux types d’activités sexuelles en dehors du mariage, et pas seulement des rapports sexuels entre les personnes civilement mariées. Le pape François a protégé et promu des clercs homosexuels actifs et des clercs qui ont fait apologie de l’activité homosexuelle. Cela indique qu’il croit que l’activité homosexuelle n’est pas un péché grave. Ces croyances s’inscrivent dans le cadre de la revendication plus large formulée en (V), selon laquelle tous les actes sexuels entre personnes qui ne sont pas mariées ne sont pas moralement répréhensibles.

L’affirmation selon laquelle un croyant chrétien peut avoir la pleine connaissance d’une loi divine et choisir volontairement de la violer d’une manière grave, et ne pas être dans un état de péché mortel à la suite de cette action, suppose l’approbation par le Pape François de l’affirmation de Luther selon laquelle justification n’exige pas le respect de la loi divine. L’ensemble de ces positions équivaut à un rejet total de l’enseignement catholique sur le mariage et l’activité sexuelle, de l’enseignement catholique sur la nature de la loi morale et de l’enseignement catholique sur la grâce et la justification.

Preuve que le pape François est coupable du délit d’hérésie


Cette preuve est double : elle est constituée par les déclarations publiques du pape François et par ses actions publiques (les déclarations citées ci-dessous d’Amoris laetitia ne doivent pas être interprétées comme des énoncés isolés, mais selon leur véritable sens dans le contexte de l’ensemble du chapitre VIII de ce document). Ces deux formes de preuve sont liées. Les actions publiques du pape François servent à établir qu’il avait l’intention de voir comprises les déclarations publiques énumérées ci-dessous dans un sens hérétique. 

(A) Les déclarations publiques du pape François contredisant les vérités de la foi

1. Amoris laetitia 295 : « Saint Jean-Paul II proposait ce qu’on appelle la “loi de gradualité”, conscient que l’être humain “connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance”. Ce n’est pas une “gradualité de la loi”, mais une gradualité dans l’accomplissement prudent des actes libres de la part de sujets qui ne sont dans des conditions ni de comprendre, ni de valoriser ni d’observer pleinement les exigences objectives de la loi. » (I, II, IV)

2. Amoris laetitia 298 : « Les divorcés engagés dans une nouvelle union, par exemple, peuvent se retrouver dans des situations très différentes, qui ne doivent pas être cataloguées ou enfermées dans des affirmations trop rigides sans laisser de place à un discernement personnel et pastoral approprié. Une chose est une seconde union consolidée dans le temps, avec de nouveaux enfants, avec une fidélité prouvée, un don de soi généreux, un engagement chrétien, la conscience de l’irrégularité de sa propre situation et une grande difficulté à faire marche arrière sans sentir en conscience qu’on commet de nouvelles fautes. L’Église reconnaît des situations où “l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants –, remplir l’obligation de la séparation”.

Il y aussi le cas de ceux qui ont consenti d’importants efforts pour sauver le premier mariage et ont subi un abandon injuste, ou celui de “ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l’éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiable¬ment détruit, n’avait jamais été valide”.

 Mais autre chose est une nouvelle union provenant d’un divorce récent, avec toutes les conséquences de souffrance et de confusion qui affectent les enfants et des familles entières, ou la situation d’une personne qui a régulièrement manqué à ses engagements familiaux.

Il doit être clair que ceci n’est pas l’idéal que l’Évangile propose pour le mariage et la famille. Les Pères synodaux ont affirmé que le discernement des Pasteurs doit toujours se faire “en distinguant attentivement” les situations, d’un “regard différencié”. Nous savons qu’il n’existe pas de “recettes simples”. »  (III, IV)

3. Amoris laetitia 299 : « J’accueille les considérations de beaucoup de Pères synodaux, qui sont voulu signaler que “les baptisés divorcés et remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les diverses façons possibles, en évitant toute occasion de scandale.

La logique de l’intégration est la clef de leur accompagnement pastoral, afin que non seulement ils sachent qu’ils appartiennent au Corps du Christ qu’est l’Église, mais qu’ils puissent en avoir une joyeuse et féconde expérience. Ce sont des baptisés, ce sont des frères et des sœurs, l’Esprit Saint déverse en eux des dons et des charismes pour le bien de tous. Leur participation peut s’exprimer dans divers services ecclésiaux : il convient donc de discerner quelles sont, parmi les diverses formes d’exclusion actuellement pratiquées dans les domaines liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel, celles qui peuvent être dépassées.

Non seulement ils ne doivent pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme membres vivants de l’Église, la sentant comme une mère qui les accueille toujours, qui s’occupe d’eux avec beaucoup d’affection et qui les encourage sur le chemin de la vie et de l’Évangile”. » (II, IV)

4. Amoris laetitia 301 : « Il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante.

Les limites n’ont pas à voir unique¬ment avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les “valeurs comprises dans la norme” ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. » (II, III, IV)

5. Amoris laetitia 303 : « Cette conscience peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile. De même, elle peut reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif. » (II, IV, V)

6. Amoris laetitia 304 : « Je demande avec insistance que nous nous souvenions toujours d’un enseignement de saint Thomas d’Aquin, et que nous apprenions à l’intégrer dans le discernement pastoral : “Bien que dans les principes généraux, il y ait quelque nécessité, plus on aborde les choses particulières, plus on rencontre de défaillances […].

Dans le domaine de l’action, au contraire, la vérité ou la rectitude pratique n’est pas la même pour tous dans les applications particulières, mais uniquement dans les principes généraux ; et chez ceux pour lesquels la rectitude est identique dans leurs actions propres, elle n’est pas également connue de tous […]. Plus on entre dans les détails, plus les exceptions se multiplient.” Certes, les normes générales présentent un bien qu’on ne doit jamais ignorer ni négliger, mais dans leur formulation, elles ne peuvent pas embrasser dans l’absolu toutes les situations particulières. »

7. Le 5 septembre 2016 les évêques de la région de Buenos Aires ont publié une déclaration sur l’application d’Amoris laetitia, dans lequel ils ont déclaré ..

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