SI VOUS PENSEZ AVOIR DES PÉCHÉS SUR LA CONSCIENCE

SI VOUS PENSEZ AVOIR DES PÉCHÉS SUR LA CONSCIENCE , N’HÉSITEZ PAS A VOUS REPENTIR ET A ALLER VOUS CONFESSER

La vision de l’enfer de sainte Thérèse d’Avila

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) religieuse carmélite, par la grâce de Dieu, a visité l’enfer. Dans le texte suivant,elle raconte ce qu’elle a vu. Sa vision de l’enfer est effrayante.

« Déjà, depuis longtemps, Notre-Seigneur m’avait accordé la plupart des grâces dont j’ai parlé et d’autres encore fort insignes, lorsqu’un jour, étant en oraison, je me trouvai en un instant, sans savoir de quelle manière, transportée dans l’enfer. Je compris que Dieu voulait me faire voir la place que les démons m’y avaient préparée, et que j’avais méritée par mes péchés. Cela dura très peu; mais quand je vivrais encore de longues années, il me serait impossible d’en perdre le souvenir.

« Nulle parole ne peut donner la moindre idée d’un tel tourment, il est incompréhensible. Je sentis dans mon âme un feu dont, faute de termes, je ne puis décrire la nature, et mon corps était en même temps en proie à d’intolérables douleurs. J’avais enduré de très cruelles souffrances dans ma vie, et, de l’aveu des médecins, les plus grandes que l’on puisse endurer ici-bas… Tout cela, néanmoins, n’est rien en comparaison des douleurs que je sentis alors; et ce qui y mettait le comble, c’était la vue qu’elles seraient sans interruption et sans fin.

« Mais ces tortures du corps ne sont rien à leur tour auprès de l’agonie de l’âme. C’est une étreinte, une angoisse, une douleur si sensible, c’est en même temps une si désespérée et si amère tristesse, que j’essaierais en vain de les dépeindre. … Non, jamais je ne pourrai trouver d’expression pour donner une idée de ce feu intérieur et de ce désespoir, qui sont comme le comble de tant de douleurs et de tourments. Je ne voyais pas qui me les faisait endurer, mais je me sentais brûlée et comme hachée en mille morceaux: je ne crains pas de le dire, le supplice des supplices, c’est ce feu intérieur et ce désespoir de l’âme. (…)

« Je demeurai épouvantée, et quoique six ans à peu près se soient écoulés depuis cette vision, je suis en cet instant saisie d’un tel effroi en l’écrivant, que mon sang se glace dans mes veines. Au milieu des épreuves et des douleurs, j’évoque ce souvenir, et dès lors tout ce qu’on peut endurer ici-bas ne me semble plus rien, je trouve même que nous nous plaignons sans sujet. Je le répète, cette vision est à mes yeux une des plus grandes grâces que Dieu m’ait faites; elle a contribué admirablement à m’enlever la crainte des tribulations et des contradictions de cette vie; elle m’a donné du courage pour les souffrir; enfin, elle a mis dans mon cœur la plus vive reconnaissance envers ce Dieu qui m’a délivrée, comme j’ai maintenant sujet de le croire, de maux si terribles et dont la durée doit être éternelle. »

Le traité de l’enfer de sainte Françoise Romaine

Sainte Françoise Romaine (1384-1440), par la volonté de Dieu, a visité l’enfer. A la suite de cette visite elle a écrit un traité ou elle raconte ce qu’elle a vu. Ce traité donne beaucoup d’informations sur l’enfer. Voici des extraits du chapitre II, intitulé « Tourments particuliers exercés sur neuf sortes de coupables » :

1° Supplices de ceux qui outragèrent la nature par leurs impuretés. Françoise aperçut dans la partie la plus basse et la plus horrible de l’enfer des hommes et des femmes qui enduraient des tortures effroyables. Les démons qui leur servaient de bourreaux les faisaient asseoir sur des barres de fer rougies au feu, qui pénétraient le corps dans toute sa longueur, et sortaient par le sommet de la tête, et pendant que l’un d’entre eux retirait cette barre, et la renfonçait de nouveau, les autres, avec des tenailles ardentes, leur déchiraient les chairs depuis la tête jusqu’aux pieds. Or ces tourments étaient continuels et cela sans exclusion des peines générales je veux dire, du feu, du froid glacial, des épaisses ténèbres, des blasphèmes et des grincements de dents.

2° Supplices des usuriers. Non loin du cachot des premiers, Françoise en vit un autre où les criminels étaient torturés d’une manière différente, et il lui fut dit que c’étaient les usuriers. Or, ces malheureux étaient couchés et cloués sur une table de feu, les bras étendus, mais non en forme de croix, et le guide de Françoise lui dit à ce sujet, que tout signe de la croix était banni de ces demeures infernales.

Chacun d’eux avait un cercle de fer rouge sur la tête. Les démons prenaient dans des chaudières de l’or et de l’argent fondus qu’ils versaient dans leurs bouches; ils en faisaient couler aussi dans une ouverture qu’ils avaient pratiquée à l’endroit du cœur, en disant: souvenez-vous, âmes misérables de l’affection que vous aviez pour ces métaux pendant la vie; c’est elle qui, vous a conduites où vous êtes. Ils les plongeaient ensuite dans une cuve pleine d’or et d’argent liquéfiés; en sorte, qu’elles ne faisaient que passer d’un tourment à un autre, sans obtenir un moment de repos. Elles souffraient en outre, les peines communes à toutes les autres âmes réprouvées; ce qui les réduisait à un affreux désespoir: aussi ne cessaient-elles de blasphémer le nom sacré de celui qui exerçait sur elles ses justes vengeances.

(Les sept autres sortes de coupables : blasphémateurs, traîtres, homicides, apostats, incestueux, magiciens (sorcellerie), excommuniés.

Dans son livre Y a-t-il un enfer ? Dom Joseph Tomaselli écrit : « Le péché qui facilement conduit en enfer, c’est l’impureté. Saint Alphonse de Liguori dit : On va en enfer à cause de ce péché, ou au moins n’y va-t-on pas sans l’avoir commis. »

La vision de l’enfer à Fatima

Les apparitions de La Sainte Vierge à Fatima au Portugal en 1917 ont été reconnues authentiques par l’église catholique. Lors de l’apparition du 13 juillet 1917, la Sainte Vierge a montré aux trois petits voyants l’enfer. Voici ce que rapporta Lucie, l’une des voyantes :

« Notre-Dame ouvrit les mains. Le reflet de la lumière qui s’en dégageait parut pénétrer la terre. Les enfants virent alors comme un océan de feu, où étaient plongées les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou presque, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet océan de fumée. Les cris et les gémissements de douleur et de désespoir horrifiaient et étaient effrayants! Les démons se distinguaient des âmes des damnés par des formes horribles et répugnantes d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés.

« Effrayés, et comme pour demander secours, les enfants levèrent les yeux vers Notre-Dame qui dit : “Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion de mon Cœur Immaculé.” »

Vision de l’enfer de sainte Faustine

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse polonaise, a vu durant sa vie Jésus à de nombreuses reprises. Jésus lui a notamment demander de peindre l’image célèbre de Jésus miséricordieux (Jésus, J’ai confiance en Toi). Un jour,par la volonté de Dieu,elle fut transportée en enfer. Le texte suivant est le récit de sa visite en enfer.

« Aujourd’hui j’ai été dans les gouffres de l’enfer, introduite par un ange.C’est un lieu de grands supplices, et son étendue est terriblement grande.

« Genres de supplices que j’ai vus :

« Le premier supplice qui fait l’enfer c’est la perte de Dieu.

« Le deuxième supplice : les perpétuels remords.

« Le troisième supplice : le sort des damnés ne changera jamais.

« Le quatrième supplice : c’est le feu qui va pénétrer l’âme sans la brûler, c’est un terrible supplice, car c’est un feu purement spirituel, allumé par la colère de Dieu.

« Le cinquième supplice : ce sont les ténèbres continuelles, une terrible odeur étouffante et malgré les  ténèbres, les démons et les âmes damnées se voient mutuellement et voient tout le mal des autres et le leur.

« Le sixième supplice : c’est la continuelle compagnie de Satan.

« Le septième supplice : le désespoir terrible, la haine de Dieu, les malédictions, les blasphèmes.

« Ce sont des supplices que tous les damnés souffrent ensemble, mais ce n’est pas la fin des supplices. Il y a des supplices qui sont destinés aux âmes en particulier, ce sont les souffrances des sens. Chaque âme est tourmentée d’une façon terrible et indescriptible par ce en quoi ont consisté ses péchés. Il y a de terribles cachots, des gouffres de tortures ou chaque supplice diffère de l’autre; je serais morte à la vue de ces terribles souffrances, si la toute puissance de Dieu ne m’avait soutenue.

« Que chacun sache: il sera torturé durant toute l’éternité par les sens qu’il a employés pour pécher.

« J’écris cela sur l’ordre de Dieu pour qu’aucune âme ne puisse s’excuser disant qu’il n’y a pas d’enfer, ou que personne n’y a été et ne sait comment c’est. Moi, Sœur Faustine, par ordre de Dieu, j’ai été dans les gouffres de l’enfer, pour en parler aux âmes et témoigner que l’enfer existe.  

« Je ne peux en parler maintenant (en 1936), J’ai l’ordre de Dieu de le laisser par écrit. Les démons ressentaient une grande haine envers moi, mais l’ordre de Dieu les obligeait à m’obéir. Ce que j’ai écrit est un faible reflet des choses que j’ai vues.

« Quand je suis revenue à moi, je ne pouvais pas apaiser ma terreur de ce que les âmes y souffrent si terriblement, c’est pourquoi je prie encore plus ardemment pour la conversion des pécheurs, sans cesse j’appelle la miséricorde divine sur eux. Ô mon Jésus, je préfère agoniser jusqu’à la fin du monde dans les plus grands supplices que de T’offenser par le moindre péché. »

Cher lecteur, êtes-vous en état de grâce ? N’auriez-vous pas sur la conscience quelques péchés grave, qui, si vous veniez à mourir à l’improviste, pourrait compromettre votre éternité ? Dans ce cas, n’hésitez pas à vous repentir de tout votre cœur, puis à aller vous confesser aujourd’hui même ou du moins à votre premier moment de liberté.

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